7 Square de la Haute Vue

Installation
2017

Travail sur les enjeux du huis-clos au sein d’une habitation et sur le voyeurisme.

J’ai choisi d’axer mon projet sur deux notions. La première est le sentiment d’enfermement qui peut être créé par le cloisonnement des pièces à l’intérieur d’une habitation. L’isolement et le manque de communication entre les pièces sont appuyés par le choix d’une fabrication de maquettes des pièces principales de ma maison séparément, et non à la manière d’une maison de poupée. Concernant la représentation des ouvertures, je n’ai faites que celles donnant sur l’extérieur : les fenêtres et les portes fenêtres, mais pas les portes à l’intérieur permettant de communiquer entre chaque pièce. Le recouvrement de ces maquettes avec du mortier leur donne une dimension hermétique et leur forme carrée ou rectangulaire rappelle un bunker et renforce l’idée qu’une habitation puisse avoir des caractéristiques carcérales.

La deuxième notion sur laquelle j’ai travaillé est le rapport entre l’espace public et l’espace privé et plus particulièrement sur l’idée que les passants dans la rue n’ont pas visuellement accès à ce qu’il se passe dans une habitation. J’ai placé dans chaque maquette des photographies de familles correspondantes à chaque pièce en respectant les angles de vue. Les photographies issues de différentes époques offrent un panorama de tous les souvenirs que j’ai dans cette maison. Leur placement vertical est grandement inspiré des cibles dans les fêtes foraines. Le spectateur est invité à regarder les photographies à travers les ouvertures. Il est donc voyeur. De plus, la disposition des maquettes à différentes hauteurs le rend réellement acteur puisqu’il doit s’engager corporellement pour avoir accès aux photographies.